A ma mort

Posté par hommedenonvie le 26 janvier 2009

De ma vie entière, j’ai de tous temps refusé
Que les fardeaux de l’Homme alourdissent mes épaules.
J’ai toujours refusé de croire en mon rôle:
Celui d’un homme aux talents malades et usés.

Aujourd’hui  morne, je ne crois plus, désabusé
Qu’un jour le médiocre cessera d’être ma geôle,
Conscient et défait du personnage que j’enrôle:
A ma mort la tristesse ne pourra m’accuser.

Car à mauvais parcours, une mort solitaire,
Sans répugnance aucune à la joie d’être en terre:
Je n’ouïrai plus les chiens de mon âme aboyer.

A ma mort, il n’y aura plus que mots vides de sens,
Le vent, chaussures crasses de boue, mon nouveau foyer,
Quelques paires d’yeux secs, et le goût des rancœurs rances.

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Ode à Astarté désabusée

Posté par hommedenonvie le 26 octobre 2008

Des colonnes géantes,

Plus ou moins

Tremblotantes, pleines,

Oui, c’est surtout ça, pleines,

Semblent m’en vouloir.

Elles m’étouffent, cherchent quelque chose

Sur mon pauvre corps tout dégueulasse

Et humide.

Elles se suivent

Me battent le visage

Et les seins; frénésie.

Et toutes, plus ou moins

Au même moment,

Me vomissent dessus,

Gerbe blanche, spectrale,

Que les pantins

Que commandent mes colonnes

M’enjoignent de : »tout avaler, pute! »

Ce que je fais, amoureusement….

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Zyklon B

Posté par hommedenonvie le 17 octobre 2008

Volontaires

Ils n’avaient pas besoin d’être.

Certaines choses s’imposent à l’Homme

Par intelligence naturelle.

Douche salvatrice qui,

Par bonté

Les vide de toute négation, de tout vice.

Luxe propre aux élus de l’écosystème,

Les créateurs du rationnel, et de la folie.

Et c’est lorsqu’ils vomirent leur propre sang

Qu’ils comprirent leur propre manque de sens.

(cf: bonne humeur, sortie de douche, wikipédia « zykon B », café, cigarette.)

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Autre petit cadeau un peu merdique

Posté par hommedenonvie le 15 octobre 2008

Rien qu’un tas de colonnes

De chairs suintantes, brisées;

Des Hommes

Qui hier, aujourd’hui, demain,

Font et refont les mêmes erreurs.

Notre lourd fardeau, au delà de nous même,

C’est l’humanité.

Alors que dire de plus

Si ce n’est: « allons au bout des choses. » ?

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orelyy |
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